Publicité

The Last of Us Preview: Plus terrifiant que Resident Evil?

The Last of Us Preview: Plus terrifiant que Resident Evil?

Vous y êtes presque. Plus que quelques mètres et vous atteindrez enfin votre abri, ce garage désaffecté où vous avez élu domicile depuis quelques jours. Vous et vos compagnons êtes en sécurité… ou du moins c’est ce que vous croyez. Juste au moment où vous vous apprêtiez à passer la fenêtre, un groupe d’infectés se jette sur vous et attaque la petite Ellie! L’idée d’abattre vos assaillants d’une balle en pleine tête traverse la votre. Certes, le problème serait réglé, mais quid des hordes d’ennemis alertées par la déflagration? Vous vous saisissez de votre batte. Quelques coups bien placés suffiront à disperser le gros de la meute, mais serez-vous assez rapide pour rejoindre Ellie à temps?

Ce genre de dilemme est monnaie courante dans The Last of Us, le dernier né des créateurs de la série Uncharted. Finies les aventures à la Indiana Jones, The Last of Us est un survival horror doté d’une profondeur dramatique rarement vue dans le genre. Nous avons pu affronter nos peurs et faire plus ample connaissance avec le jeu durant 45 minutes d’horreur et d’effroi; un laps de temps qui a suffi pour nous rassurer quant au potentiel du titre.

Bien que linéaire dans sa conception, son intensité et ses graphismes époustouflants font de The Last of US une expérience terrifiante unique en son genre. The Last of Us est bien parti pour se payer une place de choix au panthéon des maîtres de l’horreur vidéoludique aux côtés des Resident Evil et autres Silent Hill. Je vous explique dans la suite pourquoi vous ne devrez manquer The Last of Us sous aucun prétexte! J’espère que vous avez le cœur bien accroché…


Dans les entrailles de Boston

Pas l’ombre d’un bus touristique. La visite de Boston ne sera pas de tout repos…

Le niveau auquel nous avons pu jouer se déroule dans Boston, le point de départ du jeu. Dans The Last of US, vous contrôlez Joel, un expert en survie contrebandier de son état. À ses côtés, Ellie, une adolescente qu’il devra faire sortir de la ville en un seul morceau, et Tess, patronne du marché noir local et, accessoirement, archétype de la demoiselle en détresse. Le but du jeu? Très simple: traverser la ville et rejoindre un abri sans y laisser sa peau. Léger problème, Boston est en ruines et le moindre déplacement est un périple en soi, une dangereuse épopée à travers les profondeurs de la ville.

Joel n’est pas Nathan Drake

Comme vous, Joel se casse parfois la tronche. Ce cochon pendu, ça pourrait être vous…

Qu’on se le dise, Joel n’a pas les mêmes réflexes de chat de gouttière que son collègue Nathan Drake, le héro de la tétralogie Uncharted. Si notre contrebandier peut s’accroupir et sauter pour surmonter certains obstacles (débris, précipices, etc), ses aptitudes physiques n’ont rien de surhumain. Joel est un homme dans la fleur de l’âge, certe, mais pas un gymnaste. The Last of Us ancre solidement ses personnages dans un univers crédible qui renforce l’aspect horrifique du jeu. Cette aventure pourrait être la votre. On en frissonnerait presque.

Toujours par souci de réalisme, votre personnage chutera parfois et perdra prise. Inutile de sauter comme un cabri: vous devrez par moment déplacer des éléments de l’environnement ou faire appel à vos compagnons d’infortune pour atteindre certains lieux surélevés. Joel est également très proche de vous et moi au niveau de ses techniques de combat et de sa résistance. Dans The Last of Us, il ne faudra que quelques coups pour que votre personnage succombe à ses blessures.

Fast & Furious

Les runners sont très affectueux. “On avait dit pas dans le cou les bisous!”

Mis à part l’état de déliquescence avancée des infrastructures et une recrudéscence notable des actes de délinquance, ce sont les hordes de zombies qui ont fait chuter les prix de l’immobilier à Boston. Depuis 20 ans, une épidémie causée par un champignon parasite transforme les êtres humains en hôtes morts-vivants assoiffés de sang. Dans le niveau auquel nous avons joué, nous avons eu la chance de rencontrer deux types d’infectés, les runners, de pauvres zigs fraîchement contaminés, et les clickers, des infectés devenus aveugles à cause de l’éclosion du parasite. Bon appétit.

Représentant le premier stade de l’infection, les runners conservent un semblant d’apparence humaine, mis à part les yeux luisants et un attrait inconsidéré pour la chair humaine. Comme leur nom l’indique, leur dada, c’est la course. Les runners s’empressent de se jeter sur vous dès qu’ils vous aperçoivent, le plus souvent en meute. Heureusement, ces zombies décérébrés ne mordent pas et il suffira de les esquiver puis de contre-attaquer à mains nues ou avec n’importe quelle arme pour vous en débarrasser.

Pour votre santé, évitez de danser le quadrille avec les clickers

Le vrai danger vient des clickers. À ce stade de l’infection, les hôtes tiennent plus de la Trompette de la mort que du citoyen lambda. Rendus aveugles par l’éclosion du champignon parasite, ils sondent leur environnement à l’aide d’ultrasons, les fameux clics auxquels ils doivent leur appellation. Mais ne vous laissez pas troubler par leur tête de calzone mal cuit: une morsure, et c’est la mort assurée. Contrairement aux runners, les clickers sont lents et vous pourrez utiliser leur cécité à votre avantage. Il vous suffira par exemple d’envoyer un objet au loin pour faire diversion et les éloigner pour un moment. Idéal pour les prendre à revers et leur fracasser le crâne, la seule façon de les tuer… définitivement.

Vivre ou survivre

Ellie a un don pour sentir venir les embêtements

The Last of Us n’est pas de ces jeux qui vous mettent dans la peau d’un héros invulnérable. Lancez-vous dans la mêlée sans planifier votre stratégie au préalable et vous vous ferez immanquablement mettre en pièce par les runners et les clickers. Au delà de votre habileté au combat et de vos réflexes, The Last of US mettra à l’épreuve votre astuce, votre patience et votre aptitude à planifier vos actions avec précision. Dans The Last of Us, la collecte d’objets de récupération est la clé de votre survie. D’un côté vous pourrez trouver des armes classiques (armes blanches, bâtons, battes et armes à feu). Mais attention, les munitions sont très limitées et les armes s’usent avec le temps. Utilisez-les à bon escient.

Vous pourrez aussi collecter des projectiles qui deviendront vite indispensables à votre progression. Briques et bouteilles vides permettront de distraire les clickers pour les attaquer sournoisement ou fuir en toute discrétion. Enfin, vous tomberez sur des objets hétéroclites qui vous serviront de ressources pour construire des armes de fortune: du ruban adhésif, des ciseaux, quelques bandages et vous pourrez confectionner un cocktail molotov ou améliorer vos armes comme dans Dead Rising ou le dernier Tomb Raider.

Beaux diables

Un temps à ne pas mettre un infecté dehors

D’un point de vue graphique, The Last of Us est tout simplement impressionnant. Les animations des personnages sont très fluides et naturelles, tandis que les visages des personnages sont quant à eux plus réalistes que ceux vus dans Uncharted. The Last of Us dispose également d’environnements crédibles et habille les bâtiments en ruines de Boston de textures de haute qualité. Mention spéciale à la bande son du jeu: le chapitre auquel nous avons pu jouer était dénué de musique, mis à part la lugubre symphonie des infectés: ces échos étranges dans le métro, les cris d’horreur des runners, les sons gutturaux des clickers… The Last of Us parvient a retranscrire une terreur et une tension physique véritablement digne de l’appellation horreur.

Le baroud d’honneur de la PS3?

Durant notre (trop) courte expérience avec le jeu, nous avons pu vérifier que The Last of Us tient toutes ses promesses. Une tension à couper au couteau, de l’émotion et un gameplay qui fait la part belle à la stratégie et à la planification. Certes, The Last of Us est plutôt dirigiste dans son approche, mais la possibilité d’utiliser différentes stratégies pour atteindre un même but et son scénario haletant rachètent ce petit défaut. The Last of Us devrait arriver dans toutes les bonnes crèmeries dès le 18 juin. En attendant, entrainez-vous avec ces 10 jeux de zombies indispensables!

via OnSoftware ES

The Last of Us, plus effrayant que Resident Evil? Donnez-nous votre avis!

Articles associés

Tomb Raider: Comment ressusciter une légende? Mode d’emploi.

Test BioShock Infinite: Plus vite, plus haut, plus fort!

Top 15 : les jeux PC à surveiller (de près) en 2013!

Voir tous les commentaires
Commentaires en cours de chargement

Articles les plus récents

Top téléchargements

Publicité