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Amazon veut livrer par drone dans 500 villes américaines d’ici la fin de 2026

Des colis jusqu’à 2,3 kg livrés en 30 à 60 minutes

Amazon veut livrer par drone dans 500 villes américaines d’ici la fin de 2026

Dave Warren Hans Co

  • 19 août 2026
  • Mise à jour: 19 août 2026 à 16:46
Amazon veut livrer par drone dans 500 villes américaines d’ici la fin de 2026

amazon dit vouloir étendre Prime Air, son service de livraison par drone, à près de 500 villes américaines d’ici fin 2026. Si l’on s’en tient aux chiffres avancés par le groupe, cela reviendrait à presque tripler le nombre de métropoles desservies et, surtout, à couvrir une zone géographique près de six fois plus vaste qu’aujourd’hui. Pour une activité encore cantonnée à quelques zones pilotes, le saut serait énorme.

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Pour l’instant, Prime Air part de 11 sites répartis sur 10 zones métropolitaines aux États-Unis, en Arizona, en Floride, au Kansas, en Louisiane, au Michigan, au Nebraska et au Texas, toujours d’après Amazon. Le groupe veut maintenant passer à la vitesse supérieure, avec une prochaine vague d’expansion qui doit notamment inclure Chicago, Syracuse, Cleveland, Atlanta et Boise.

Le but, côté Amazon, ne fait pas vraiment de doute : faire de la livraison ultra-rapide par drone une extension crédible de son réseau logistique habituel.

Le service s’appuie, selon Amazon, sur des drones capables de transporter des colis jusqu’à 2,3 kilos. Sur les délais, la promesse tourne autour de 30 à 60 minutes, avec parfois un message commercial encore plus agressif, celui d’une livraison « en seulement 30 minutes ».

L’idée, au fond, est assez directe. Pour certains achats du quotidien, Amazon veut que le drone devienne une option plus rapide que la livraison classique du dernier kilomètre.

Sur les prix, Amazon prévoit de facturer 2,99 dollars aux membres Prime pour les commandes de moins de 50 dollars. Au-dessus de ce seuil, la livraison par drone serait gratuite pour ces abonnés, selon l’entreprise.

Les clients qui ne sont pas abonnés à Amazon Prime paieraient, eux, 4,99 dollars, d’après Amazon. Et Prime Air ne serait pas pensé comme un réseau séparé. Le service doit au contraire s’ajouter au dispositif logistique déjà en place, en étant intégré aux sites de livraison dans la journée ainsi qu’aux grands centres logistiques automatisés du groupe.

Sur le papier, ce choix donne à Amazon un avantage assez clair : l’entreprise peut s’appuyer sur une infrastructure déjà très dense pour ouvrir plus vite de nouvelles zones de service.

Reste que rien n’est encore joué.

Un déploiement de cette ampleur dépend d’un cadre réglementaire strict, en particulier de la certification Part 135 délivrée par la Federal Aviation Administration, la FAA. Aux États-Unis, cette autorisation est indispensable pour exploiter ce type de transport aérien.

Amazon avance aussi sur un terrain qui se remplit vite. Wing, Zipline et Walmart enchaînent eux aussi les tests, les projets et les annonces. Et malgré ces avancées, le secteur ressemble encore davantage à une phase d’expérimentation à grande échelle qu’à une vraie adoption de masse.

Les freins, eux, sont bien connus : la sécurité, la vie privée, le bruit, l’acceptation locale, sans oublier la question de la rentabilité sur la durée. Amazon affiche donc désormais un calendrier offensif. Mais voir des drones livrer couramment dans des centaines de villes américaines, ce sera autre chose. Il faudra encore le prouver sur le terrain.

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