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Avira Antivir 10 sort le 23 mars! – Interview

Ludovic Piquemal

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Avira Antivir version 10 sort le 23 mars prochain et c’est un petit événement. Avec près de 400 000 téléchargements au compteur rien que sur Softonic, le succès de cet anti-virus gratuit ne se dément pas au fil des années. Profitant du CeBIT de Hanovre, OnSoftware a interrogé Stefan Schiffert, Chief Technical Officer chez l’éditeur allemand, sur son nouveau bébé et sur les raisons d’une telle popularité.

Onsoftware: En plus d’Antivir Free Edition, Avira propose tout un éventail de solution de sécurités payantes. Comment se répartissent les utilisateurs de produits gratuits et payants?
Stefan Schiffert: Nous comptons environ 150 millions d’utilisateurs dans le monde pour nos produits gratuits. 5 à 6 millions d’autres utilisateurs se servent nos versions Premium. Selon une étude récente, 27% de la population mondiale disposerait d’une connexion à Internet. Si ce chiffre est correct, 10% des PC mondiaux sont protégés par Avira AntiVir.

Un logiciel qui est beaucoup utilisé engendre des coûts importants, notamment en termes d’hébergement et de mises à jour régulières des bases de données de virus. La vente des produits payants suffit-elle à couvrir ces frais?
avira_Stefan_SchiffertTout à fait, ceci grâce à la structure modulaire de nos produits. Nous utilisons les mêmes modules dans la version gratuite et dans les versions payantes. Ainsi, les coûts de développement ne sont pas particulièrement élevés. Mais clairement, la mise à la disposition de la bande passante pour les mises à jour ou de nouveaux produits comme la version 10 qui sort le 23 mars coûte pas mal d’argent. Si 15 Mo sont téléchargés 150 millions de fois, l’addition est salée.

La version gratuite d’Antivir offre-t-elle la même protection que la version payante?
En termes de protection pure contre les virus, oui, tous les produits offrent la même sécurité puisqu’il n’y a pas de différences dans la base de données. La version Premium, fournie avec des options supplémentaires, comme par exemple une protection interceptant directement les emails infectés par des virus. La version gratuite supprime les logiciels malveillants, mais seulement si le fichier infecté a déjà atterri sur le disque dur.

Vos clients utilisent leur ordinateur de façons très différentes. Envoyer des e-mails, surfer sur Internet, ou télécharger les fichiers via les réseaux P2P. Quelles sont principales menaces?
La plus répandue à l’heure actuelle est sans doute celle des « drive-by virus », qui s’attrapent sur Internet. Ces virus exploitent les vulnérabilités du système d’exploitation ou du navigateur. Souvent, on ne remarque même pas que l’on est infecté. Souvent, ces virus se tiennent tranquille pendant des semaines ou des mois sur le disque dur, jusqu’au moment où le PC se comporte bizarrement. Et là c’est trop tard, comme par exemple dans le cas des keyloggers, qui espionnent depuis longtemps la saisie de vos mots de passe. Autre danger qui revient souvent dans nos conversations avec nos clients: la propagation des programmes malveillants via des e-mails envoyés par des amis. On fait confiance à quelqu’un que l’on connaît, mais c’est dans la pièce-jointe que se trouve la menace…

Comment les spécialistes se tiennent-ils au courant des dernières menaces? Comment sont mises à jour les bases de données de virus?
Nous utilisons différentes sources à partir desquelles nous couvrons constamment les nouveaux malwares en circulation. Nous avons ainsi bâti un réseau Honeypot mondial de plus de 1000 serveurs qui attrapent sans cesse de nouveaux virus. En outre, nous échangeons régulièrement avec d’autres fabricants de logiciels de sécurité. Et bien sûr, nos utilisateurs nous fournissent de précieuses informations.
Dans la prochaine version 10, les utilisateurs pourront nous envoyer facilement des fichiers isolés en zone de quarantaine. Nos clients nous envoient à eux seuls entre 1000 et 1500 fichiers suspects chaque jour.
Bien sûr, il est aussi indispensable de disposer d’une bonne heuristique qui protège d’une part et minimise le nombre de faux positifs d’autre part.

Certains clients de la version gratuite critiquent l’ouverture de la fenêtre publicitaire qui encourage à l’achat de la version Premium. Il existe plusieurs outils pour l’empêcher d’apparaître. Cela vous dérange?
(rires) Clairement, cela nous dérange et nous vérifions régulièrement si quelque chose a été modifié dans le registre. Si c’est le cas, nous remettons de nouveau la valeur par défaut.

Dans les options du programme, les possibilités de configuration paraissent bien maigres en comparaison d’autres anti-virus. La concurrence offre-t-elle des fonctions qui manquent à Antivir, ou en proposent-elles simplement trop?
C’est délibéré. La protection anti-virus doit être transparente pour l’utilisateur. Avira a choisi une voie médiane: notre logiciel est clair. La personne qui a besoin de plus d’options de configuration, peut les trouver dans le mode expert. Pour l’utilisateur moyen, nous pensons que les paramètres par défaut sont suffisants.

Entretien réalisé par Frank-Martin Lauterwein. Traduction Ludovic Piquemal.

[Via OnSoftware.de]

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