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Microsoft reconnaît +25 % d’émissions de carbone: ses centres de données en cause

Et recourt davantage aux fossiles malgré ses achats d’électricité verte

Microsoft reconnaît +25 % d’émissions de carbone: ses centres de données en cause

Chema Carvajal Sarabia

  • 13 juillet 2026
  • Mise à jour: 13 juillet 2026 à 13:01
Microsoft reconnaît +25 % d’émissions de carbone: ses centres de données en cause

Microsoft a admis en 2025, dans son rapport, que ses émissions de carbone avaient grimpé de 25 % et que sa consommation d’énergies fossiles était elle aussi repartie à la hausse. Le constat tranche avec les promesses répétées du groupe américain, qui assure depuis des années vouloir réduire rapidement son empreinte environnementale.

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Cette hausse rend la trajectoire de Microsoft encore plus difficile, alors même que l’entreprise continue d’afficher son objectif de devenir « carbone négatif » d’ici 2030. Concrètement, elle doit maintenant faire baisser ses émissions plus vite tout en poursuivant sa croissance, puis retirer de l’atmosphère, d’ici 2050, l’équivalent de tout ce qu’elle a émis depuis sa création.

Dans son rapport, Microsoft attribue d’abord cette progression à l’extension de ses infrastructures, surtout à la construction et à l’équipement de centres de données. Ce type de développement suppose d’acheter beaucoup d’acier, de béton, de puces électroniques, de serveurs et de systèmes de refroidissement, autant de postes qui émettent énormément.

Autre signal inquiétant, l’énergie. Microsoft reconnaît avoir davantage eu recours aux combustibles fossiles.

Le plus frappant, c’est que cette hausse arrive alors même que Microsoft met régulièrement en avant ses achats d’électricité renouvelable et ses contrats d’approvisionnement sur le long terme. Même lorsqu’une entreprise compense une partie de sa consommation avec des accords verts, le réseau électrique local, lui, reste ce qu’il est, et les besoins permanents de ses installations peuvent continuer à alourdir fortement le bilan carbone.

Microsoft ne renonce pas pour autant à ses objectifs climatiques. Le sujet ne date pas d’hier : depuis plusieurs exercices, le groupe répète que ses émissions indirectes sont celles qu’il a le plus de mal à faire reculer.

On parle ici, entre autres, de la chaîne d’approvisionnement, de la fabrication des composants et des chantiers de construction. Ce sont aussi les émissions qui accélèrent le plus vite lorsque Microsoft ouvre de nouveaux sites ou remplace massivement ses équipements.

Le cas Microsoft illustre, plus largement, un dilemme très concret pour la tech : comment étendre des services numériques extrêmement gourmands en infrastructures tout en respectant des objectifs climatiques de plus en plus stricts. Mieux vaut donc rester prudent.

Pour les consommateurs, les chiffres publiés par Microsoft rappellent une chose simple : une activité numérique qui paraît immatérielle repose en réalité sur une chaîne industrielle bien réelle, énergivore, et difficile à décarboner. À court terme, Microsoft devrait donc continuer à investir dans l’efficacité énergétique, l’électricité bas carbone, ainsi que dans les technologies de captation ou d’élimination du CO2.

Mais ce nouveau bilan publié par Microsoft dit surtout ceci : même pour l’un des groupes les plus puissants du secteur, rendre compatible une croissance rapide avec un verdissement réel reste un défi bien plus compliqué que ne le laissent parfois entendre les engagements publics.

Chema Carvajal Sarabia

Journaliste spécialisé dans la technologie, le divertissement et les jeux vidéo. Écrire sur ce qui me passionne (gadgets, jeux et films) me permet de rester sain d'esprit et de me réveiller avec le sourire aux lèvres quand le réveil sonne. PS : cela n'est pas vrai 100 % du temps.

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