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Oracle annonce un partenariat avec Quantinuum : Helios arrive sur OCI

Le quantum de 98 qubits accessible via le cloud d’Oracle

Chema Carvajal Sarabia

  • 12 août 2026
  • Mise à jour: 12 août 2026 à 10:50

Oracle a annoncé aujourd’hui, par communiqué, un partenariat pluriannuel avec Quantinuum, spécialiste de l’informatique quantique. L’idée est de rendre cette technologie plus accessible aux entreprises via Oracle Cloud Infrastructure (OCI), sans avoir à développer sa propre machine. L’accord prévoit notamment l’installation d’Helios, l’ordinateur quantique de 98 qubits de Quantinuum, dans un centre de données OCI aux États-Unis.

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Le point le plus concret de l’annonce, c’est justement Helios. Selon Oracle, cette machine de 98 qubits sera déployée dans un datacenter OCI américain. À terme, les clients d’Oracle devraient pouvoir y accéder directement depuis l’écosystème cloud du groupe.

Ce partenariat ne vaut pas seulement pour ce qu’il affiche. Il dit aussi quelque chose de l’évolution du marché : le quantique n’est plus présenté comme un bloc à part, isolé du reste, mais comme une brique supplémentaire aux côtés des serveurs classiques et du calcul haute performance.

C’est d’ailleurs le modèle qu’Oracle et Quantinuum mettent en avant. Certaines tâches très ciblées seraient envoyées vers la machine quantique, pendant que le reste du traitement continuerait de tourner sur une infrastructure plus classique.

Pour les entreprises, l’intérêt est assez clair, au moins sur le papier. Elles évitent d’avoir à monter elles-mêmes un environnement expérimental complexe, tout en pouvant tester des cas d’usage qui restent difficiles à traiter avec les seules architectures conventionnelles.

Oracle et Quantinuum citent plusieurs domaines : la découverte de médicaments, la modélisation financière et la science des matériaux. Dans ces secteurs, la capacité à simuler des phénomènes complexes ou à passer en revue un très grand nombre de combinaisons peut changer beaucoup de choses, à condition bien sûr que la technologie tienne ce qu’elle promet.

Il y a aussi, plus discrètement, un vrai enjeu commercial pour Oracle. En s’appuyant sur Quantinuum, le groupe peut muscler son offre cloud avec des capacités quantiques sans assumer le coût ni le risque qu’impliquerait le développement de matériel propriétaire.

Et Oracle n’arrive pas en terrain vierge. Le secteur pousse déjà depuis quelque temps vers une informatique quantique à la demande : Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure et Google Cloud ont ouvert des passerelles vers différentes technologies quantiques pour simplifier l’accès à ces machines aux développeurs, aux chercheurs et aux grands comptes. Oracle rejoint donc un mouvement déjà bien engagé, avec un partenariat qui peut l’aider à rester au niveau face aux attentes de ses clients entreprises.

Du côté de Quantinuum, le timing compte aussi. L’entreprise est entrée en Bourse récemment et a annoncé une hausse de 279 % sur un an de son chiffre d’affaires trimestriel, à 8 millions. Pour l’ensemble de l’exercice 2026, elle vise entre 28 et 32 millions, d’après ses propres prévisions.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, plusieurs points restent flous. Les conditions financières du partenariat n’ont pas été précisées. On ne sait pas non plus si le déploiement d’Helios sur OCI sera rapidement étendu à d’autres régions, ni quels secteurs, au-delà des exemples avancés par Oracle et Quantinuum comme la logistique ou la modélisation climatique, seront visés en priorité.

Bref, Oracle et Quantinuum posent ici un marqueur crédible dans le cloud quantique. Mieux vaut quand même garder la tête froide. Comme souvent avec ce sujet, la valeur réelle du partenariat se mesurera moins à l’annonce elle-même qu’aux usages concrets que les clients parviendront, ou non, à en tirer. On suivra ça de près.

Suivez-moi sur Twitter : @pierrevitre

Chema Carvajal Sarabia

Journaliste spécialisé dans la technologie, le divertissement et les jeux vidéo. Écrire sur ce qui me passionne (gadgets, jeux et films) me permet de rester sain d'esprit et de me réveiller avec le sourire aux lèvres quand le réveil sonne. PS : cela n'est pas vrai 100 % du temps.

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