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SpaceX : un étage de Falcon 9 s’est écrasé sur la Lune à 8 700 km/h

L’impact accidentel sur la face cachée pourrait avoir créé un cratère

SpaceX : un étage de Falcon 9 s’est écrasé sur la Lune à 8 700 km/h

Anthony John Padilla

  • 5 août 2026
  • Mise à jour: 5 août 2026 à 15:48
SpaceX : un étage de Falcon 9 s’est écrasé sur la Lune à 8 700 km/h

Un étage supérieur de Falcon 9, signé SpaceX, a fini sa course sur la Lune le mercredi 5 août 2026, à près de 8 700 km/h. Le choc s’est produit par accident sur la face cachée, d’après la NASA et plusieurs astronomes qui suivaient sa trajectoire. Cet élément de fusée, laissé sur une orbite instable après une mission lancée en janvier 2025 pour envoyer deux atterrisseurs lunaires, dérivait depuis plus d’un an avant de s’écraser sur notre satellite naturel.

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Depuis la Terre, personne ne pouvait voir l’impact à l’œil nu. Les astronomes l’avaient quand même prévu, dans une zone proche des cratères Einstein et Bell. À la suite du choc, un nouveau cratère d’environ 18 mètres de diamètre, soit près de 60 pieds, aurait pu se former d’après leurs estimations.

Les spécialistes ne recensent qu’un seul autre cas comparable: un impact involontaire d’étage de fusée sur la Lune en 2022, attribué à un étage chinois. D’autres collisions, en revanche, avaient été provoquées délibérément pour la recherche. La mission LCROSS de la NASA, en 2009, en est l’exemple le plus connu.

Pour les scientifiques, l’affaire a un vrai intérêt. Une météorite arrive avec beaucoup d’inconnues. Ici, on connaît bien mieux la masse de l’objet, sa composition et sa vitesse au moment du choc. Ça permet d’affiner les modèles sur la physique de l’impact, la réaction du sol lunaire et la quantité de matière éjectée.

Vu du côté scientifique, c’est donc une expérience accidentelle, mais presque contrôlée. Les données pourraient aussi en dire plus sur la géologie de surface de la Lune, surtout sur la manière dont la poussière et les débris se répartissent autour du point d’impact.

Pour l’instant, ni l’emplacement exact ni l’étendue réelle des dégâts n’ont encore été confirmés par imagerie.

Les chercheurs comptent maintenant sur le Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA et sur la sonde sud-coréenne Danuri. L’idée est de comparer des images prises avant et après le choc, de repérer le nouveau cratère, d’en mesurer le diamètre réel et d’étudier la trace laissée par le panache de matériaux projetés. On vous tiendra au courant.

Au-delà du cas SpaceX, cet épisode remet surtout sur la table la question de la fin de vie du matériel spatial.

Plus les lancements et les opérations lunaires se multiplient, plus la pression monte pour mieux suivre les objets, mieux gérer les procédures de désorbitation et mieux encadrer le sort des étages de fusée. Des règles internationales plus nettes sont déjà demandées, sur le plan technique bien sûr, mais aussi sur les volets juridique et éthique, surtout quand il s’agit des risques de contamination d’environnements extraterrestres encore très peu encadrés.

Anthony John Padilla

Anthony Padilla est un écrivain basé aux Philippines ayant de l'expérience dans le contenu éditorial, numérique et axé sur la marque. Son travail consiste à traduire des idées complexes en textes clairs et accessibles.

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