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Steam Machine : les pilotes Windows officiels sont déjà disponibles, mais il faut effacer SteamOS

Valve ne propose toujours aucun double démarrage SteamOS/Windows

Steam Machine : les pilotes Windows officiels sont déjà disponibles, mais il faut effacer SteamOS

Jesús Bosque

  • 7 juillet 2026
  • Mise à jour: 7 juillet 2026 à 14:29
Steam Machine : les pilotes Windows officiels sont déjà disponibles, mais il faut effacer SteamOS

Valve vient de mettre en ligne, sur sa page de support, les pilotes Windows officiels de sa nouvelle Steam Machine. Dit simplement, on peut désormais installer Microsoft Windows sur la machine de Valve sans devoir bricoler avec des solutions maison ou se contenter de pilotes génériques.

Le plus étonnant, c’est que cette ouverture s’accompagne pour l’instant d’une grosse limite : installer Windows oblige à reformater entièrement la machine et à effacer le SteamOS livré d’origine. À ce stade, Valve ne propose toujours aucun système de double démarrage entre les deux environnements.

La page de support contient déjà les pilotes pour les composants principaux de la Steam Machine, avec notamment la partie graphique, le Wi‑Fi, le Bluetooth et le lecteur de cartes SD. En pratique, le plus important est donc déjà là pour que Windows soit vraiment exploitable sur la machine.

Au fond, cette mise en ligne confirme surtout une idée que Valve pousse depuis le lancement : sa Steam Machine n’a pas été pensée comme une console verrouillée, mais comme un petit PC de salon. C’est aussi ce qui explique pourquoi la machine n’est pas vendue sur le modèle des consoles classiques, souvent subventionnées.

Le point qui risque de coincer, et de frustrer pas mal de monde, reste l’installation elle-même. Si vous voulez passer sous Windows, il faut d’abord faire disparaître complètement le SteamOS Linux préinstallé.

Valve précise malgré tout qu’une future mise à jour de l’installateur SteamOS doit ajouter un assistant de double démarrage. En attendant, il faut choisir : rester sur l’expérience SteamOS pensée pour le salon, ou basculer vers Windows en laissant de côté, au moins temporairement, la configuration d’origine. Mieux vaut donc rester prudent pour le moment. Nous vous tiendrons au courant.

L’intérêt de Windows ne tient pas seulement à une question de goût personnel. Pour beaucoup de joueurs, l’OS de Microsoft reste le moyen le plus simple d’accéder à certains jeux, à certains lanceurs et à certains services qui tournent mal, voire pas du tout, sous SteamOS. On pense notamment aux titres bloqués par certains systèmes anti-triche, mais aussi à des plateformes comme le Xbox Game Pass. Pour ceux qui veulent faire de cette Steam Machine un vrai PC de salon, c’est donc une très bonne nouvelle.

Cette évolution compte d’autant plus qu’il s’agit d’un appareil qui cherche encore sa place. La Steam Machine version 2026 marque le retour de Valve sur le terrain du jeu vidéo de salon après l’échec commercial des Steam Machines d’origine, abandonnées en 2018. Cette fois, Valve n’a pas répété la même formule : un seul modèle, conçu en interne, expédié depuis juin 2026.

Les premiers essais saluent en général son format compact, son fonctionnement silencieux et un SteamOS jugé particulièrement soigné. À l’inverse, son prix d’entrée au-delà des 1 000 euros et des performances souvent considérées comme plutôt milieu de gamme reviennent régulièrement dans les reproches, surtout face à une PS5, une Xbox Series X ou à certains mini-PC gaming. L’arrivée de Windows ne règlera pas tout, mais elle pourrait au moins rendre l’ensemble un peu plus souple.

Suivez-moi sur Twitter : @pierrevitre

Jesús Bosque

Je suis journaliste avec plus de 30 ans d’expérience dans le jeu vidéo et la technologie. Bien que ma spécialité ait toujours été le jeu vidéo, j’ai commencé à prendre plaisir à explorer également les méandres des outils de gestion de projet comme Asana, ainsi que les automatisations avec Make.com et N8N.

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