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Stephen King : « La Tour sombre » avait déjà imaginé l’effondrement du multivers avant « Avengers: Doomsday »
Dans le roman, la Tour sombre relie et protège toutes les réalités

- 4 août 2026
- Mise à jour: 4 août 2026 à 16:21

Le prochain film Marvel, « Avengers: Doomsday », fait déjà penser à « La Tour sombre » de Stephen King. Dans les deux cas, tout tient à une même idée: une crise du multivers assez violente pour ébranler tous les mondes à la fois.
Dès 1982, dans « Le Pistolero », le premier tome du cycle, Stephen King posait déjà ce décor. Un équilibre cosmique menace de se rompre, et une course s’engage pour éviter que le réel ne s’écroule.
Du coup, la comparaison ne tient pas seulement au petit clin d’œil entre fans. Dans ces deux histoires, on retrouve la même peur au fond: si le point qui relie les réalités casse, c’est l’existence entière qui tremble.
« Avengers: Doomsday » et « La Tour sombre » partagent le même vertige cosmique
Pour l’instant, Marvel n’a pas encore exposé toute la mécanique d’« Avengers: Doomsday ». Mais les premiers éléments donnés par le studio vont dans une direction assez claire: des héros venus de réalités différentes, des univers qui se heurtent, et à l’arrivée, la possibilité d’un désastre total. Nous vous tiendrons au courant.
C’est exactement le genre d’enjeu que Stephen King travaillait déjà avec Roland Deschain, le Pistolero, lancé dans une quête pour protéger la Tour sombre, ce point central censé tenir l’ensemble des mondes debout.
Chez Marvel, on parle de variantes, de lignes temporelles, de failles dimensionnelles. Chez Stephen King, il était déjà question de mondes empilés, de passages d’une réalité à l’autre, et d’un axe cosmique dont dépend tout le reste. Le vocabulaire change, oui. Le moteur du récit, lui, reste étonnamment proche.
Un univers partagé avant l’heure
« La Tour sombre » fonctionne aussi comme l’un des premiers grands univers interconnectés de l’ère moderne. Le cycle ne raconte pas seulement l’histoire de Roland. Il rattache aussi une quantité d’œuvres de Stephen King à une même charpente narrative.
On croise des échos à « Ça », « Salem » ou « Le Fléau », parfois à travers des personnages, parfois via des lieux, des concepts, ou de simples clins d’œil beaucoup plus directs.
Bien avant que le cinéma et le streaming ne transforment les franchises connectées en norme, Stephen King avait déjà tissé son propre réseau multiversel dans ses romans.
La saga compte huit livres et mélange fantasy, science-fiction, horreur et western.
Stephen King a souvent parlé de « La Tour sombre » comme de son magnum opus, une œuvre-monstre nourrie par le poème « Childe Roland to the Dark Tower Came » de Robert Browning, par « Le Seigneur des anneaux » de J. R. R. Tolkien, mais aussi par l’imaginaire des grands westerns classiques.
Pourquoi la comparaison avec Marvel revient aujourd’hui
Si la comparaison ressurgit maintenant, ce n’est pas un hasard. L’intérêt pour « La Tour sombre » repart nettement. D’un côté, selon Stephen King, un nouveau livre, « Other Worlds Than These », doit prolonger l’histoire d’un personnage étroitement lié à cet ensemble et continuer à explorer ses mondes connectés.
De l’autre, Mike Flanagan prépare une adaptation en série pour Prime Video. Il présente ce projet comme son « Graal » et a déjà fait savoir que Stephen King avait validé le script de la première saison.
Pour beaucoup de lecteurs, le format sériel paraît bien mieux convenir à l’ampleur du cycle que le film de 2017, très mal reçu à sa sortie. Pour ceux qui attendaient enfin une adaptation plus fidèle, c’est franchement une très bonne nouvelle.
Une influence souvent citée, rarement creusée
Plus le Marvel Cinematic Universe (MCU) pousse son récit du multivers, plus les rapprochements avec Stephen King refont surface. Le problème, c’est qu’ils restent souvent à la surface des choses: on souligne volontiers la parenté du concept, mais on s’arrête rarement sur les écarts de ton, de structure et d’ambition thématique.
Parce que chez Marvel, le multivers sert surtout de machine à crossover. Dans « La Tour sombre », il devient autre chose: une réflexion sur le destin, la répétition, la mémoire, et sur la fragilité même des mondes.
Autrement dit, « Avengers: Doomsday » promet peut-être un spectacle gigantesque, mais Stephen King avait déjà mis en place les bases d’un effondrement du réel, avec en plus une ambition littéraire beaucoup plus large. Mieux vaut quand même garder une réserve, puisque Marvel n’a pas encore révélé tous les contours du film.
DJ Anilao écrit sur la technologie, le cinéma et la fiction. Il collectionne les téléphones originaux et adore gâter ses chats.
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