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Uber, Airbnb, etc.: les applis de la “sharing economy” nous font-elles gagner de l’argent?

Uber, Airbnb, etc.: les applis de la “sharing economy” nous font-elles gagner de l’argent?

Le réveil n’a pas sonné ce matin et vous voilà en retard. Le bus ne passe pas, pas le moindre taxi non plus à l’horizon. Ne désespérez pas, un utilisateur d’UberPOP va sans doute passer vous prendre. Autre situation: difficile de joindre les deux bouts par les temps qui courent, alors pourquoi ne pas louer votre chambre d’amis aux touristes de passage? Airbnb vous en donne les moyens.

Le partage est dans l’air du temps. Il est courant aujourd’hui de mettre sa voiture, sa place de parking, son temps, sa table et même son canapé à la disposition des autres et, en retour, de rouler ou de dormir à moindre frais lorsqu’on se déplace, voire d’arrondir ses fins de mois. Les applications de type Uber, Airbnb ou Eatwith se multiplient sur les écrans de nos smartphones, mais quels sont leurs avantages réels? Y a-t-il des risques? Est-ce vraiment légal tout ça?

Toutes ces applications sont issues d’un même principe: la sharing economy, fondée sur le partage des biens et des services entre utilisateurs. A première vue, c’est tout bénéfice et on comprend d’emblée les raisons d’un tel engouement. Voyons cela d’un peu plus près: la sharing economy, comment ça fonctionne? Est-ce que ça vaut vraiment le coup?

La consommation collaborative: comment ça fonctionne

La sharing economy, ou consommation collaborative en français, est un système d’échange de biens ou de services, qui fonctionne au travers d’une plateforme internet ou d’une application pour smartphone.

Il en existe pour tout ou presque, leurs formes sont multiples, l’intérêt peut être lucratif ou pas, mais ces services ont tous en commun l’échange entre deux personnes, de sorte que nous parlons ici d’économie peer-to-peer, ou P2P, une vraie tendance qui émerge avec force dans nos sociétés, en marge des circuits traditionnels de consommation.

Sharing EconomyLa sharing economy. Source de l’image: TrustCloud

Même si c’est un phénomène récent, la rubrique de l’Economist Schumpeter fait remonter son origine au logiciel de partage de fichiers Napster, qui aurait contribué à “inspirer la sharing economy, car le logiciel sert à mettre en contact des inconnus pour qu’ils puissent échanger des choses”.

Les applis de la sharing economy: quelles sont-elles? A quoi servent-elles?

La nébuleuse de services qui constituent la sharing economy est vaste. Les applications les plus célèbres sont probablement Uber (pour Android et iPhone), avec le service UberPOP qui permet aux conducteurs d’un véhicule de s’improviser chauffeurs (c’est précisément ce qui a poussé les chauffeurs de taxi européens à se mettre en grève le 11 juin dernier) et Airbnb (pour Android et iPhone), qui met en contact les propriétaires d’appartements avec des touristes ou des locataires pour de courts séjours.

Pour ce qui est du déplacement en voiture nous en avons recueillies six, les plus célèbres, dont la fameuse BlaBlaCar (pour Android et iPhone), l’application qui met en contact les voyageurs pour partager les frais du déplacement.

Mais il en existe beaucoup d’autres: grâce à MobyPark vous pouvez louer votre place de parking quand vous ne l’occupez pas. MonkeyParking va plus loin et indique les stationnements libérés par d’autres conducteurs pour que vous puissiez venir vous garer à leur place: pratique pour éviter de tourner en rond en rentrant le soir du travail!

Mais ces services ne sont pas limités à la circulation, loin s’en faut. TaskRabbit (pour Android et iPhone) est une sorte de banque du temps qui met en contact des personnes ayant besoin qu’on leur rende de menus services et d’autres disposées à céder un peu de leur temps pour venir leur donner un coup de main, à peu de frais. Avec Couchsurfing (pour Android et iPhone) par contre, il n’est pas question d’argent: vous cédez le canapé du salon à un voyageur et pourrez voyager à votre tour en dormant sur les canapés des autres.

Couch SurfingSite de CouchSurfing

Fon (pour Android et iPhone) est une plateforme visant à faire partager votre réseau WiFi avec les abonnés au service: en retour, vous utiliserez leur connexion quand vous serez en déplacement et que vous n’aurez pas la 3G. Avec EatWith vous recevez des gens chez vous pour dîner ou aller manger chez eux, tandis que sur Yerdle, vous pouvez vous débarrasser des affaires dont vous n’avez plus l’utilité.

Ces services continuent à se multiplier et la liste s’allonge de jour en jour. Mais, le plus intéressant est de savoir si vous devez les utiliser et pourquoi.

Avantages et risques des services: une question de confiance

Le point commun des services de la sharing economy est de donner la possibilité au citoyen ordinaire d’économiser de l’argent par le partage, mais aussi de gagner un extra en investissant un peu de son temps ou certains de ses biens.

Comme l’explique le Country Manager d’Airbnb Italie, Matteo Stiffanelli, “si vous avez une maison que vous habitez seulement quelques semaines par an, vous pouvez la louer à des touristes pour couvrir vos frais.” Cela permet à celui qui loue de dormir dans une autre ville, à un prix plus économique qu’un hôtel ou une résidence.

AirbnbSite d’Airbnb

Mais les avantages ne se limitent pas à l’intérêt financier pour votre portefeuille. Selon Stiffinelli, “la sharing economy est une nouvelle façon d’accéder aux biens et aux services plus efficacement, il réduit le gaspillage et il a une valeur sociale: voyager avec Airbnb vous offre la possibilité de vivre une expérience unique”.

La sharing economy est un nouveau mode, plus efficace, d’accéder aux biens et aux services, qui a aussi une dimension sociale

En un mot, en plus d’économiser de l’argent, vous pouvez également vous faire de nouveaux amis pendant un trajet en covoiturage avec BlaBlaCar, rencontrer votre futur partenaire en dormant sur son canapé avec Couchsurfing, vous plonger dans la vie locale d’Istanbul avec Airbnb ou enrichir vos connaissances grâce à des cours de Coursera.

Mais attention: il existe aussi des risques juridiques en fonction de la loi du pays. Par exemple, utiliser UberPOP comme chauffeur à Milan, Barcelone et d’autres villes est illégal. Par contre, la loi ne vise pas encore les passagers.

UberSite d’Uber

Louer une maison pour moins de 30 jours en l’absence de son propriétaire est illégal à New York et à San Francisco, qui est tenu de payer les taxes correspondantes. Mais, même avec Airbnb, il n’y a pas de problème pour les consommateurs du service.

Dans certains cas, la loi s’est adaptée aux nouveaux besoins créés par la consommation collaborative, comme cela s’est produit à Amsterdam et à Hambourg, où le bail à court terme, jadis illégal, ne l’est plus maintenant.

Autre danger à ne pas sous-estimer: les risques d’arnaque inhérents à la sharing economy. “L’un des soucis de la sharing economy est la sécurité des utilisateurs, un vrai défi pour nous. Nous y avons beaucoup travaillé”, déclare Matteo Stiffanelli.

Airbnb, par exemple, ne publie pas de photos de votre maison en désordre et, pour éviter un feedback négatif des utilisateurs, vous donne des conseils pour vous améliorer. Car le feedback, c’est la clé et le meilleur moyen de se protéger contre les escroqueries: les avis des utilisateurs sont le facteur le plus important”, dit Matteo Stiffanelli, “Je suis moi-même très sélectif et je ne réserve pas si l’hôte ne possède pas au moins 4 étoiles [sur 5 ndlr]“. Le même discours s’applique à tous les services de la sharing economy.

Les avis des utilisateurs sont l’aspect le plus important de l’économie de partage

“Avec EatWith – dit Ravi, utilisateur à San Francisco – il n’y a aucune garantie pour les hôtes que les visiteurs se présentent et paient vraiment la note quand ils viennent dîner, tandis que ceux qui sont en visite peuvent compter sur la qualité du repas, puisqu’ils ont opéré une sélection.”

Une économie alternative basée sur l’interaction

L’une des principales différences avec la consommation classique est le fait que ces services sont basés sur une communauté en ligne, qui interagit et échange des opinions. “Airbnb n’est ni un site de petites annonces ni un supermarché, c’est une communauté où la communication entre les gens est essentielle, et c’est sa force.”

Donc, en plus de la recherche d’informations sur le réseau de service et les lois du pays qui le concernent, le meilleur conseil à garder à l’esprit lorsque vous utilisez ces applications est d’échanger avec les membres de cette communauté ou avec la personne avec qui vous êtes en train de conclure une affaire et d’essayer de vous faire une idée de ce que vous allez rencontrer. Le reste dépend aussi de vous!

A lire aussi:

Article original de Daniel Barranger – Softonic.com. Traduit et adapté de l’italien.

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