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Windows 11 assouplit ses mises à jour : plus confortables, mais pas sans risque

Pause jusqu’à 35 jours, mais vigilance sur les failles critiques

Windows 11 assouplit ses mises à jour : plus confortables, mais pas sans risque

Julianne Omamos

  • 8 août 2026
  • Mise à jour: 8 août 2026 à 16:51
Windows 11 assouplit ses mises à jour : plus confortables, mais pas sans risque

En avril 2026, Microsoft a présenté une nouvelle série d’ajustements dans Windows 11 pour limiter les mises à jour imposées par Windows Update. D’après l’entreprise, les utilisateurs peuvent maintenant suspendre les mises à jour jusqu’à 35 jours, mieux choisir quand les installer, et profiter d’un système un peu plus simple à vivre, avec plusieurs correctifs souvent réunis dans un seul redémarrage mensuel. Pour la plupart des gens, ça veut dire moins d’interruptions dans la journée. En contrepartie, il faut aussi faire un peu plus attention à ne pas repousser indéfiniment des correctifs de sécurité qui, eux, ne peuvent pas attendre.

Ce changement de ton n’arrive pas par hasard. Microsoft a fini par infléchir sa position après des années de reproches autour de Windows 10. Une enquête menée en 2021, reprise par plusieurs observateurs du secteur, indiquait que 44,02 % des répondants se disaient insatisfaits du processus de mise à jour. Le reproche revenait sans cesse : des redémarrages qui tombent au pire moment, en plein travail, avec cette impression agaçante que l’ordinateur n’appartient plus tout à celui qui l’utilise.

Et Microsoft continue dans cette direction. Toujours en avril 2026, l’entreprise a annoncé d’autres améliorations destinées à réduire les perturbations et à relever la qualité générale des mises à jour. Dans la pratique, le bénéfice se voit tout de suite : moins de coupures, moins d’énervement, et une machine qui donne davantage le sentiment de respecter le rythme de son utilisateur.

Mais ce gain en confort a son prix. En laissant plus de liberté pour différer les correctifs, Microsoft fait aussi glisser une plus grande part de la responsabilité de sécurité vers les utilisateurs eux-mêmes. Les spécialistes de la cybersécurité le rappellent régulièrement : un PC qui n’est pas corrigé reste une cible facile, et le danger ne baisse pas vraiment alors que le volume de correctifs de sécurité, lui, reste élevé.

L’exemple de WannaCry reste le plus parlant. L’attaque s’est appuyée sur une faille déjà identifiée, alors qu’un correctif existait déjà. Dit autrement, repousser une mise à jour ne relève pas seulement du confort ou de la commodité. Parfois, c’est laisser une porte entreouverte. Mieux vaut ne pas l’oublier.

Le sujet devient encore plus sensible quand on se rappelle que Windows 10 ne reçoit plus de mises à jour de sécurité gratuites depuis le 14 octobre 2025, conformément au calendrier de support publié par Microsoft. Pour les PC qui sont encore coincés sur cet ancien système, la question n’a plus rien d’abstrait : il faut passer à Windows 11, chercher une autre forme de prise en charge, ou accepter un niveau d’exposition plus élevé.

La fin de cette “guerre” contre les mises à jour peut aussi tromper. Comme les interruptions se font plus discrètes, certains utilisateurs risquent de perdre de vue qu’un système sûr demande toujours un suivi régulier. Les entreprises sont encore plus exposées à ce relâchement, surtout dans des secteurs comme la santé ou la finance, où retarder les correctifs peut vite devenir un problème de conformité autant qu’un problème de sécurité.

Reste une question, surtout pour les utilisateurs les moins à l’aise avec la technique : mesurent-ils vraiment ce qu’implique un report répété ? Microsoft ne reviendra sans doute pas à l’ancien modèle, beaucoup trop intrusif, mais des mises à jour moins pénibles ne deviennent pas secondaires pour autant.

Suivez-moi sur Twitter: @pierrevitre

Julianne Omamos

Julianne Omamos est rédactrice de contenu passionnée par la technologie numérique. Elle crée des critiques informatives sur les logiciels et les applications pour aider les utilisateurs à tirer le meilleur parti de leur expérience numérique.

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