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Nous sommes de retour en 1997 et le trou dans la couche d’ozone ne cesse de s’agrandir

Laissons la laque pour une autre décennie

Chema Carvajal Sarabia

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Dans les années 90, la décennie était marquée par la peur du trou dans la couche d’ozone. Ce trou allait mettre fin à la vie sur Terre si nous ne l’arrêtions pas. Heureusement, on croyait qu’il se fermait de lui-même… ou c’est ce que nous pensions.

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Un grand trou dans la couche d’ozone de l’Antarctique, que l’on pensait en train de se refermer, pourrait en fait s’agrandir, selon une nouvelle étude, remettant en question le succès des efforts mondiaux pour guérir la couche d’ozone.

Nous sommes de retour en 1997 et le trou dans la couche d’ozone ne cesse de s’agrandir

La plupart des scientifiques ne sont pas d’accord. Les résultats, publiés dans la revue Nature Communications, contredisent le consensus général selon lequel l’ozone s’est régénéré de manière constante au cours des quatre dernières décennies.

Retour à la fin des années 90

En analysant les changements mensuels et quotidiens dans l’ozone de 2004 à 2022, les chercheurs ont découvert que le trou d’ozone contenait significativement moins d’ozone qu’il y a 19 ans, avec des niveaux ayant diminué de manière surprenante de 26%.

«Notre analyse s’est terminée avec les données de 2022, mais à ce jour le trou d’ozone de 2023 a déjà dépassé la taille des trois années précédentes : à la fin du mois dernier, il dépassait les 26 millions de kilomètres carrés, presque le double de la superficie de l’Antarctique», a déclaré l’auteure principale de l’étude, Hannah Kessenich, de l’Université d’Otago, dans un communiqué sur le travail.

Le Protocole de Montréal

Située à plusieurs kilomètres au-dessus de la surface, dans la stratosphère, la couche d’ozone est essentielle à la vie sur Terre, car elle protège notre planète de la dure radiation ultraviolette du Soleil.

Pour la protéger, les dirigeants mondiaux des Nations Unies ont adopté en 1987 le Protocole de Montréal, qui a marqué un tournant en interdisant internationalement un produit chimique utilisé dans les aérosols, les chlorofluorocarbures (CFC), que les scientifiques avaient découvert des années auparavant épuisant la couche d’ozone.

Le traité a été largement salué comme une grande victoire environnementale. Cette année, un rapport de l’ONU prévoyait que l’ozone reviendrait aux niveaux des années 80 en 2040.

Le froid est le coupable

Ainsi, l’interdiction des CFC a fonctionné, mais ils pourraient ne pas être les seuls coupables si l’on veut expliquer cet élargissement récent. À la place, les chercheurs suggèrent que l’appauvrissement de l’ozone pourrait également être dû au vortex polaire antarctique, un tourbillon de basse pression de vents froids de l’ouest.

Jusqu’à présent, ils ont observé une relation entre les changements dans le vortex et la diminution de l’ozone, mais ils ne peuvent expliquer pourquoi cela se produirait.

Cependant, les collègues des chercheurs ne sont pas entièrement convaincus. Martin Jucker, du Centre de Recherche sur le Changement Climatique de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, note que la littérature existante a déjà découvert que ces trous ont été causés par des phénomènes climatiques comme les incendies de forêt de 2019 et une éruption volcanique massive.

Quoi qu’il en soit, corrects ou non, les chercheurs disent que leur travail met en évidence «l’importance du suivi continu de l’état de la couche d’ozone».

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